Article 13: Enfin du terrain pour les filles!

Après deux mois de mission en marketing et développement au siège de Carpets for Communities (CfC) à Siem Reap, nous nous rendons pour une semaine de mission à Poi Pet. Cette ville à la frontière de la Thaïlande est connue pour être très pauvre et instable. C’est ici, et dans les villages environnants, que CfC œuvre afin d’améliorer les conditions de vie de familles pauvres et de favoriser le retour à l’école d’enfants pour les protéger contre les trafics et leur assurer un meilleur futur.

Comme nous l’avions expliqué dans notre premier article, les mères de famille de Poi Pet affiliées au projet de CfC produisent des tapis artisanaux (100% écologiques) vendus en Australie sous un label « commerce équitable ». Ces mères sont ensuite rémunérées avec des salaires justes et assurent, en échange, que leurs enfants aillent à l’école. Mais ce projet a de multiples facettes ! En mai 2010, un programme de microcrédit à taux zéro a été lancé pour aider les familles à être moins dépendantes de la production de tapis, qui est saisonnière. Grâce à ces petits prêts, les familles ont pu créer ou développer des petits commerces et s’assurer un revenu supplémentaire.

 Une mission double

Après deux ans, les micro-entreprises ont évoluées, certaines ont fait face à des difficultés et ont du fermer mais d’autres se sont développées avec succès! Notre mission consistait à administrer un questionnaire à une douzaine de famille afin de déterminer les raisons majeures du bon fonctionnement ou pas des micro-entreprises.
Avec l’aide de nos collègues Khmers et d’un traducteur nous arpentons les routes de campagne en scooter, à travers des petits villages et des rizières, à la rencontre de ces familles dont nous avions entendu parler depuis si longtemps ! Nous sommes généralement très bien accueillies par celles-ci, toutes très reconnaissantes de l’aide que CfC leur apporte. Ayant bien compris que nous étions là pour les aider à améliorer leurs entreprises, elles répondent aux questionnaires avec honnêteté et entrain. Nous nous rendons cependant compte à quel point la vie dans les milieux ruraux au Cambodge est difficile : très peu de ces familles ont accès à l’eau, les maladies et les difficultés financières accompagnent leur quotidien. Malgré tout, nous ressentons une joie de vivre et les sourires sont sur toutes les lèvres, un trait typique du Cambodge ! Cette étude a été suivie d’une analyse et de suggestions de notre part afin d’améliorer le fonctionnement du service de prêt à taux zéro proposé par CfC.

Notre deuxième mission consistait à former les salariés Khmers aux fondamentaux de la finance au sein du foyer familial et de la micro-entreprise. Cette formation, écrite par le ministère cambodgien de la femme et l’ILO (International Labour Organisation), a été rédigée et adaptée spécialement pour les femmes cambodgiennes venant de milieux défavorisées souhaitant créer ou développer leur micro-entreprise.
Mais pourquoi cette formation ? CfC aimerait que les femmes affiliées au projet bénéficient de ce programme afin de les aider à mieux gérer leurs entreprises, les finances au sein de leur foyer et éviter le surendettement – très commun dans les milieux défavorisés au Cambodge. Les salariés de CfC à Poi Pet adapteront ensuite cette formation et la transmettront aux familles affiliées au projet.
Conduire cette formation a été un réel plaisir, l’équipe de CfC à Poi Pet ayant été très accueillante, intéressée, impliquée et active : le rêve pour un professeur !

Cette mission enrichissante s’est terminée par un repas avec tous nos collègues et leurs familles. Poi Pet étant à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge, nous avons pu déguster des spécialités des deux pays : de quoi ponctuer en beauté cette semaine incroyable !

Article 12 : Double Arrivée au Cambodge !

Les filles débarquent au Cambodge !

En arrivant au Cambodge, nous (Sophie et Manon) passons par la ville de Poipet où nous travaillerons à la fin de notre mission et où œuvre le social business dans lequel nous nous sommes engagées. Cette ville, frontalière avec la Thaïlande, est tristement connue pour son instabilité, étant une plateforme de toutes sortes de  trafics et faisant partie d’une des régions les plus pauvres du pays. Le célèbre sourire des Cambodgiens est cependant bien au rendez-vous ! Mais pas le temps de s’y arrêter : direction Siem Reap ! Nous découvrons alors le paysage de la région : rizières à perte de vue, petits villages avec maisons en bois sur pilotis, et, plaisante et nostalgique retrouvaille, après avoir quitté Madagascar depuis 4 mois, des troupeaux de zébus et autres animaux bloquant la route tous les 100 mètres !

En arrivant à Siem Reap, le changement est assez frappant : comme sortis de nulle part, des dizaines d’énormes hôtels de luxe se dressent de chaque coté de la route ! Siem Reap est bien une ville à part dans la région : extrêmement touristique de par sa proximité avec les célèbres temples d’Angkor, la petite ville déborde d’activités. Hôtels, restaurants, centres de massage encadrent les rues dans lesquelles se bousculent des milliers de tuk-tuk !

Notre mission !

C’est dans cette ville que nous travaillerons pendant deux mois et demi avec l’équipe jeune et internationale de Carpets for Communities (CfC).

 Cette entreprise sociale australienne à une double vocation :

  • Trouver des solutions durables pour réduire la pauvreté.
  • Réduire le travail et le trafic d’enfants en leur facilitant l’accès à l’éducation.

Pour cela, CfC favorise le travail des mères de familles défavorisées à Poipet en leur proposant un salaire équitable et stable. Ces femmes produisent des tapis à l’allure unique et 100% artisanaux vendus dans de nombreuses villes en Australie. Les revenus supplémentaires obtenus par ces mères de familles grâce à cette activité permettent de financer l’éducation de leurs enfants et de garantir à toute la famille un meilleur niveau de vie. Lorsque le revenu des familles est suffisant, celles-ci essayent de mettre en place des micro-business, qui sont ensuite suivis de près par Carpets for Communities.

Notre mission, qui se déroulera principalement au siège de l’entreprise à Siem Reap, comporte quatre parties :

  • Préparation de différents évènements dans les 7 états australiens qui permettra une levée de fonds.
  • Travail en logistique, c’est-à-dire de l’acheminement des tapis de CfC en Australie et sa distribution dans les différents Etats.
  • Préparation des budgets et gestion de trésorerie du social business.
  • Formation du staff Khmer en comptabilité, management et finances.

Le mois de juin sera principalement tourné vers le marketing. Ce mois-ci, nos objectifs sont nombreux :

  • Organisation d’une série d’évènements qui se dérouleront en Australie au mois d’Octobre et Novembre. Ce travail nous permet de travailler directement avec les volontaires Australiens et implique la réalisation de plan marketing, plan sur la stratégie promotionnelle, etc.
  • Recherche de partenariats avec des écoles australiennes pour financer les études de 3 jeunes Khmers.
  • Recherche d’opportunités médiatiques pour mettre en avant la nouvelle directrice de Carpets for Communities et essayer d’élargir la portée médiatique du projet.

Les deux premières semaines de travail ont été très intéressantes et intenses, de plus que l’équipe est très jeune et dynamique ! La multi culturalité rend cette expérience d’autant plus enrichissante !

Les garçons suivent de près !

Partis trois jours plus tard de Paris, nous débarquons (Matt et Séb) à Bangkok, capitale thaïlandaise ! Là, nous devrons tuer le temps jusqu’à 4h du matin, heure à laquelle nous prendrons le bus direction Phnom Penh !

Cette escale prolongée nous permet de visiter un peu la ville, et surtout le monde nocturne qui l’anime dès la fin du jour. C’est donc les sacs sur le dos (une moyenne de 18 kilos, excusez du peu) que nous arpentons Bangkok à la recherche des coins sympas où passer la nuit les yeux grands ouverts. Le début de soirée est peu fructueux : nous demandons à un taxi de nous amener en boite de nuit mais celui-ci comprend ce qu’il veut bien comprendre et nous fait faire un petit tour des boites peu réglementaires de la ville. Bien sûr nous refusons de rentrer à chaque fois (on vous le jure !). Mais il comprend  enfin vque nous ne cherchons qu’à nous divertir, il nous amènera donc dans une boite de nuit sympa où nous passerons le temps agréablement avant un nouveau départ.

A 4h donc, nous nous jetons dans un bus pour Poipet où nous ferons une courte escale au petit matin, le temps de régler les histoires de passeports et de visas. La ville semble d’ailleurs peu accueillante : à cheval entre la Thaïlande et le Cambodge, Poipet est le théâtre d’une activité tumultueuse faite de milliers de motos, de poussière et de travaux, le tout par une chaleur étouffante. On se serait cru dans un western à la sauce asiatique ! Au milieu de tout ce chaos se dressent des casinos par dizaines, spécialité de cette ville dont la réputation de débauche n’a que peu à envier à celle de Las Vegas…

Mais l’arrêt est de courte durée et le ressenti de Poipet ne restera que très superficiel. Manon et Sophie en auront certainement plus à dire lorsqu’elles y séjourneront ! En attendant, nous montons dans un nouveau bus, destination Phnom Penh, à pas moins de 9h de route ! Les conditions de voyage ne sont pas sans rappeler celles de Madagascar : un bus plein à craquer et parsemé de-ci de-là de touristes un peu perdus, avec bien sûr les 40° de coutume ! Entre les nombreux arrêts dont nous avons du mal à identifier les causes ("quoi ?! On s’arrête encore pour manger !?"), nous passons notre voyage la langue pendante aux rares fenêtres du bus, à admirer les paysages de rizières, les pagodes multicolores et les moines bouddhistes vêtus de toges oranges et ors, un petite ombrelle assorti toujours à la main !

Notre mission !

Enfin arrivés, nous jetons nos bagages dans le premier hôtel venu avant de préparer la journée suivante, car le travail n’attend pas ! En effet, nous travaillons avec Entrepreneurs du Monde, une ONG française qui œuvre à développer le micro-entreprenariat à travers le globe. Au Cambodge, entre autres actions en faveur du développement des régions les plus pauvres du pays, Entrepreneurs du Monde a lancé en 2006 le programme Chamroeun dans le but de permettre aux familles les plus pauvres de la région de Phnom Penh d’accéder à des services financiers adaptés (crédits, épargne, assurances, formations et accompagnement social). En 2009, le programme s’étant très bien développé, Chamroeun devient une institution de microfinance cambodgienne indépendante et autonome financièrement. Elle a étendu son réseau aux principales villes de province pour atteindre en 2011 un total de plus de 42 000 « partenaires » (clients). Aujourd’hui, Chamroeun est capable de couvrir ses coûts d’exploitation avec ses propres revenus, et Entrepreneurs du Monde s’est désengagé de l’aspect opérationnel de la gestion du réseau pour n’intervenir que sur les orientations stratégiques.

Dans le cadre du partenariat entre Chamroeun Microfinance Limited et Entrepreneurs du Monde, nous réaliserons deux enquêtes auprès des partenaires de l’institution de microfinance cambodgienne :

  • Mise en place et réalisation d’un "Partner Satisfaction Survey" (enquête de satisfaction) destiné à des échantillons représentatifs des différents milieux et régions d’intervention de Chamroeun : 350 questionnaires seront remplis d’ici fin août. Nous devrons former et d’accompagner des étudiants Khmers chargés d’administrer les questionnaires (qui auront été minutieusement traduit de l’anglais au khmers), vérifier le travail de ces derniers puis collecter et enfin analyser les données pour aboutir à des conclusions intéressantes. En parallèle, nous devrons organiser des groupes de discussion avec les partenaires de Chamroeun afin d’enrichir le panel de questionnaires avec une approche plus  qualitative (en groupe, il est plus facile pour les bénéficiaires de partager leurs impressions et de mettre le doigt sur les vrais problèmes).
  • Mise en place du questionnaire PPI (Progress out of Poverty Index) auprès des nouveaux adhérents de Chamroeun pour s’assurer de leur appartenance à la population-cible du réseau : les familles les plus pauvres.
  • Les conclusions de ces deux enquêtes seront ensuite présentées à l’équipe de management de Chamroeun et aux responsables d’Entrepreneurs du Monde au Cambodge. Elles permettront dans un premier temps d’améliorer l’offre de Chamroeun auprès de ces partenaires afin d’augmenter leur niveau de satisfaction, et dans un second temps de mieux cibler les partenaires, le but étant d’offrir des services aux familles les plus pauvres.

Le stage se déroulera à Phnom Penh et dans sa région et impliquera de nombreux déplacement dans d’autres provinces concernées par les points de service de Chamroeun (Battambang, Kampong Cham, Banteay Meanchey, Kampong Thom, Siem Reap et quelques autres). Nous aurons donc l’occasion de vous faire découvrir ces belles régions !

Vidéo X : Cap sur Lima !

Notre mission en Bolivie touche à sa fin… Il nous reste cependant à rejoindre Lima, d’où partira notre avion pour la France ! Ce périple nous fera découvrir Copacabana et la Isla del Sol, Cuzco et l’incroyable cité Inca du Machu Picchu, la ville d’Arequipa, et enfin las Islas Ballestas et la réserve naturelle de Paracas ! Enjoy !!

Article 11 : Potosimanta & la Red OEPAIC, et une virée en Amazonie !

Après 2 semaines à finaliser les planes de negocio des OECAs du Département de La Paz, l’équipe se sépare de nouveau !

Sophie et Manon

Les filles partent une semaine à Potosi, puis à Uyuni pour travailler sur le plan de commercialisation d’une boutique qui vend des produits de petits producteurs de la région. La semaine suivante, travail avec la Red OEPAIC (Organizaciones Económicas de Productores de Artesanía con Identidad Cultural) à La Paz, un réseau (= una red) qui promeut l’identité culturelle et les productions de petites organisations d’artisans du pays.

Potosimanta à Potosi et Uyuni !

Une nuit passée dans le bus, et nous voici arrivées dans la ville la plus haute du monde, célèbre pour sa mine d’argent, où les garçons étaient restés 2 semaines auparavant. Cet arrêt se doit d’être rapide, car un autre bus pour Uyuni nous attend quelques heures plus tard ! Nous passons donc au bureau de CIOEC-Potosi pour y rencontrer le coordinateur et le responsable du magasin avec lequel nous allons travailler. Nous recevons un accueil très chaleureux, et s’en suit une réunion d’information pour nous expliquer le fonctionnement de l’organisation et l’objet précis de notre travail avec Potosimanta. Une fois au terminal de bus, nous apprenons que des bloqueos (grèves) empêchent tout accès à la ville… Changement de programme donc : nous voici partie pour passer 8h dans Potosi, cherchant un endroit pour nous réchauffer. Nous en profitons au passage pour monter dans le mirador qui surplombe la ville afin de profiter d’une vue incroyable !

Après quelques heures d’attente et une 2ème nuit dans le bus, nous arrivons à Uyuni, ville touristique connue pour son célèbre Salar (désert de sel). Notre mission ici consiste à proposer un plan de commercialisation pour le magasin Potosimanta, le but étant de trouver des solutions durables pour en améliorer l’activité. Nous rencontrons donc la seule et unique vendeuse, qui nous explique comment se déroule ses journées. Potosimanta a en fait plusieurs fonctions : d’une part, c’est un lieu qui permet aux producteurs des OECAs de Potosi de stocker leurs produits ; d’autre part, c’est un espace de vente qui leur offre la possibilité de faire connaître et d’écouler leur production. Il existe plus de 120 produits différents, venant aussi bien de petites organisations de producteurs que d’organisations de niveau national. Nous observons un grand potentiel mériterait d’être mieux exploité : c’est cela que nous développerons plus tard lorsque nous rédigerons un plan de commercialisation, que nous finaliserons pendant le reste de la semaine.

Retour à La Paz : travail avec la Red OEPAIC !

Après cette semaine passée dans des températures avoisinant les 0 degrés, nous voici de retour à La Paz, pour commencer une nouvelle mission ! Nous travaillons pour notre dernière semaine de stage avec la Red OEPAIC. Ce réseau regroupe et soutient 11 organisations de producteurs artisanaux, répartis dans tout le pays (La Paz, Tarija, Sucre, Santa Cruz, Potosi). Le but est d’accompagner ces organisations à forte identité culturelle dans la production et la commercialisation de leurs produits. Ceux-ci sont fabriqués artisanalement et sont de grande qualité. Notre travail consistait en la rédaction de deux questionnaires afin de réaliser une étude d’impact sur le secteur artisanal en Bolivie. Le premier questionnaire est destiné aux artisans et permet d’évaluer leurs revenus et de déterminer leurs conditions de vie, tandis que le second est axé sur les organisations elles-mêmes, le but étant d’évaluer les opportunités de vente de leurs produits en Bolivie, mais aussi à l’international.

Après la rédaction et la révision de ces deux questionnaires, nous les avons testés pour pouvoir les adapter aux conditions du terrain. Nous avons donc eu la chance de rencontrer deux artisans, et deux organisations d’artisans ! Ce travail fut très enrichissant : l’implication de la Red OEPAIC ainsi que les rencontres que nous avons pu faire nous ont permis d’en apprendre beaucoup sur le secteur artisanal bolivien. Le contact avec les artisans locaux nous a également fait découvrir leurs conditions de vie, mais aussi la passion et la fierté qu’ils ont pour leur travail. Plus qu’un métier pour subvenir à des besoins quotidiens, l’artisanat représente des traditions ancestrales, des valeurs et une culture qui transparaissent à travers des méthodes de travail et les produits eux-mêmes.

Séb et Matthieu

Pendant ce temps, les garçons partent en direction du Département de Pando pour deux semaines, dans le nord du pays, en pleine Amazonie ! Une nouvelle OECA les attend là-bas pour un nouveau plan de negocio sur le thème de la production de castañas, l’or noir d’Amazonie !

COINACAPA (Cooperativa Integral Agroctrativista Campesinos de Pando)

Cobija, chef-lieu du Département de Pando, n’est pas facile d’accès depuis La Paz : par les airs, ça ne prend pas plus d’une heure, mais par la route, comptez 2 jours de bus à travers la jungle ! Et encore : en saison des pluies, les voies routières deviennent complètement impraticables ! Cobija fait face à la ville brésilienne de Brasiléia, située de l’autre côté du Río Acre, frontière naturelle entre les deux pays. Les deux villes font parties d’une zone franche, permettant aux habitants des deux rives de passer d’un pays à l’autre sans paperasserie ni contrôle, simplement en traversant un pont ! La population locale est donc le fruit d’un subtil mélange de nationalités, souvent bilingue en castillan et portugais, et bien sûr typée Indien d’Amazonie ! Très accueillants, les habitants de Pando sont aussi de fervents catholiques, jusque dans les villages les plus reculés de la jungle.

Nous avons immédiatement établi le contact avec nos collègues de travail sur place, aussi bien Boliviens que Brésiliens, et avons rapidement commencé à travailler avec COINACAPA. Cette grande OECA de producteurs de castañas, comptant près de 150 membres actifs, bénéficie des certifications agricoles internationales FLO et ORGANICA, permettant à l’organisation de vendre ses produits dans le cadre du commerce équitable et ainsi de bénéficier de bonus commerciaux. COINACAPA exporte jusqu’en Europe des castañas beneficiadas qui s’obtiennent après un traitement spécial opérer dans un centre situé dans la ville de Riberalta, dans le Département de Beni. COINACAPA sous-traite actuellement cette partie du processus à une entreprise privée, et souhaite, à long terme, bénéficier de sa propre installation pour obtenir le produit souhaité. Cela réclame un grand investissement financier afin d’acheter toutes les machines nécessaires à la longue chaîne de production de la castañas beneficiadas, et ainsi de satisfaire la demande des supermarchés d’Allemagne, d’Italie et d’Angleterre, principaux clients de COINACAPA. La première étape de ce long processus constitue l’objet du plan de negocio que nous avons mis sur pied avec les membres de cette OECA : il s’agit d’acheter une zaranda clasificadora en cascara, machine qui permettra de classer les castañas selon leur taille tout en triant les détritus automatiquement.

Nous avons donc travaillé en collaboration étroite avec certains membres du directoire de COINACAPA, visitant des installations et des membres de l’OECA sur leur terrain d’exploitation ! Ce changement de décor, de culture et de mentalité nous a beaucoup surpris sans pour autant manquer d’être très agréable pour nous : l’accueil a toujours été irréprochable et l’investissement des différentes personnes que nous avons pu rencontrer était très motivant ! Nous gardons un souvenir unique de cette région et de ces habitants.

Ces deux semaines ont conclu notre stage en Bolivie. Après une dernière semaine où nous rédigeons les rapports et où nous présentons notre travail devant les organisations avec lesquelles nous avons travaillé, nous nous rendrons au Pérou, pour notre ultime semaine en Amérique Latine !